Décès de 11 personnes dans un orphelinat à Alger : l’absence d’un deuil national interroge.
L’Algérie est en deuil. Onze personnes dont dix mineurs résidant dans un orphelinat de la capitale ont péri dans des conditions qui ont choqué le pays. Un incendie s’est en effet déclaré dans l’établissement emportant avec lui les âmes des 10 mineurs et d’une éducatrice, calcinés sans qu’une aide puisse intervenir pour éviter le drame. En plus de mettre à nu une structure sociale obsolète et complètement défaillante, l’absence d’un décret de deuil national par le Président de la République a pour sa part suscité incompréhension, colère et indignation chez une partie de la population.
Comment en effet expliquer que cet événement n’ait pas déclenché de réaction officielle à la hauteur du choc suscité ? Qu’aurait-il coûté de décréter trois jours de deuil national ? Où sont passés partis politiques et associations pour appeler à corriger cette erreur manifeste de l’Etat ? Force est de constater que la chape de plomb sécuritaire qui pèse sur le pays depuis la fin du Hirak a eu raison des derniers mécanismes de critique et d’auto-critique qui pouvaient encore provoquer des sursauts de vigilance face à ce genre d’échecs.
(crédits photo : SIPA)

